Qu'est-ce que Chavouot ?
Aussi étrange que cela paraisse, la date du jour où la Torah nous fut donnée
n'est pas mentionnée dans le texte biblique. Pourtant, Chavouot a pour but la célébration de cet événement important entre tous.
Chavouot, qui est célébré les 6 et 7 Sivan, est indiquée dans la Torah seulement
comme étant la fête qu'on célèbre à l'expiration de la période des sept semaines qui suivent le jour de l'offrande du Omère au Beth Hamikdache. En effet, le cinquantième jour de ce compte
correspond régulièrement au 6 du troisième mois (Sivan), le jour où nous célébrons le Don de la Torah. D'ailleurs la fête tire son nom de cette période qui la précède : Chavouot signifie
« semaines ». Cela ne signifie pas que la fête doive durer plusieurs semaines (elle ne dure en fait que deux jours en Diaspora et un jour en Israël), mais plutôt qu'elle succède aux
sept semaines de Sefirat haomère (le compte du Omère).
La raison de ce rapport étroit entre la fête et la période qui la précède est
dans l'intention d'associer dans notre esprit Chavouot et Pessa h. Car Chavouot se présente presque comme la conclusion de Pessa’h. La fête est d’ailleurs connue dans le Talmud sous le nom de
Atséreth (comme Chemini Atséreth, qui est la conclusion de la fête de Souccot). Nos Sages nous expliquent que si la date exacte du Don de la Torah sur le Mont Sinaï n'est pas
mentionnée dans la Bible, c'est afin que nous sachions que la Torah doit être considérée par nous chaque jour comme si elle venait de nous être donnée.
Dans nos prières et dans le Kiddouche nous nous référons à Chavouot comme
Zemane Matan Toraténou – « la Saison du Don de notre Torah ». La Révélation sur le Mont Sinaï, quand D.ieu nous donna la Torah, eut lieu le saint jour du Chabbat, en l'an 2448
après la Création. Voici la date vraiment importante que nous devons retenir, car c'est à partir d'elle que nous sommes devenus le peuple juif. Plus tard quand notre peuple s'établit dans la
Terre Sainte et que le Beth-Hamikdache, le saint Temple fut érigé à Jérusalem, la fête de « Matane Torah » acquit encore plus d'importance comme Fête de la Récolte (‘Hag
Hakatsir) et comme Jour des Premiers Fruits (Yom Habicourime), car c'était l'époque de la récolte du blé, et deux pains de farine de froment étaient portés en offrande au Beth
Hamikdache en signe de gratitude envers D.ieu pour l'abondante récolte.
Chavouot est la seconde des Trois Fêtes de Pèlerinage (Chaloch
Régalim), les deux autres étant Pessa'h et Souccoth. Contrairement aux deux autres fêtes qui comportent des Mitsvot spécifiques (la Matsa, le Maror, etc. à Pessa’h, la Souccah, les
« quatre espèces » à Souccot), Chavouot n'a aucune Mitsva particulière, ni aucune cérémonie distincte. La raison en est qu’à Chavouot nous la Torah entière fut donnée et, par voie de
conséquence, les Mitsvot dans leur totalité.
La veille de Chavouot et l'allumage des
bougies
On a coutume de se couper les cheveux la veille de Chavouot, qui tombe cette
année le jeudi 28 mai 2009.
Il convient de préparer un nombre suffisant de bougies pour les deux jours de
fête ainsi qu’une bougie de vingt-quatre heures.
- Jeudi soir 28 mai, les femmes allumeront les deux bougies de la fête (les jeunes filles et les petites filles n’allumeront
qu’une bougie), en récitant les bénédictions :
1) Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav
Vetsivanou Lehadlik Nèr Chèl Yom Tov
(«Béni sois-Tu Éternel, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Ses
commandements et nous as ordonné d’allumer les bougies du jour de fête»)
2) Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé
(«Béni sois-Tu Éternel, Roi du monde, qui nous as fait vivre, exister et qui
nous as fait parvenir à ce moment»)
- Vendredi soir 29 mai, c'est en
même temps Chabbat. Elles allumeront les bougies à partir d’une flamme allumée avant dimanche soir – avec les bénédictions suivantes :
1) Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav
Vetsivanou Lehadlik Nèr Chèl Chabbat Véchel Yom Tov
(«Béni sois-Tu Éternel, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Ses
commandements et nous as ordonné d’allumer les bougies du Chabbat et du jour de fête») et
2) Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou
Vehigianou Lizmane Hazé
(«Béni sois-Tu Éternel, Roi du monde, qui nous as fait vivre, exister et qui
nous as fait parvenir à ce moment»)
La fête se termine samedi soir 30 mai après la tombée de la
nuit
Chabbat 30 mai, on
récite, pendant l’office du matin, la prière de Yizkor en souvenir des disparus. A cette occasion, on promet de l’argent à la Tsedaka (charité) pour leur mérite.
Lors de la fête de Chavouot, nous célébrons la révélation du don de la Torah au
mont Sinaï, il y a 3320 ans. Vous étiez au pied de cette montagne. Vos grands-parents et arrière-grands-parents aussi. Les âmes de tous les Juifs, de toutes les époques, se sont réunies pour
entendre les Dix Commandements de la bouche de D.ieu Lui-même.
http://www.fr.chabad.org
La Torah nous déclare ceci, en rapport avec cette fête de Shavouot ou de
Pentecôte :
L’Eternel parla à Moïse et dit :
« Depuis le lendemain du Shabbat, le jour où vous apporterez la gerbe qui sera agitée de côté et d’autre,
vous compterez sept semaines entières.
Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième Shabbat ; et vous ferez à L’Eternel une
offrande nouvelle.
Vous apporterez de vos demeures deux pains pour qu’ils soient agités de côté et d’autre ; ils seront fait
avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain ; ce sont les prémices de L’Eternel. »
Lévitiques 23 : 15 à 17
A la fête de Shavouot ou de Pentecôte, chaque famille est tenue de préparer deux pains, comme Le Seigneur l’as
prescrit, afin qu’ils soient agités de côté et d’autre dans la réjouissance.
Hacham réclame ces deux pains comme prémices de la part de Ses enfants en ce jour de Shavouot.
Ces deux pains représentent ces deux tables de la Loi que Moshé a transmise au peuple de D.ieu.
C’est aussi la promesse de fidélité et d’obéissance que le peuple s’engagea à honorer devant Son
Créateur.
Ils doivent être agités dans un élan de louange et d’adoration pour ce que Le Seigneur fait pour Ses enfants et
de ce qu’Il nous donne la vie à travers la Torah.
Le Psalmiste s’écriait ainsi :
« Ouvre mes yeux O Eternel pour que je contemple les merveilles de Ta Torah !
Je suis un étranger sur la terre ; ne me cache pas Tes
commandements ! »
Psaumes 119 : 18 à 19
La Torah occupe une place vitale dans la foi de
chacun de nous et la fête de Shavouot est une loi perpétuelle que nous sommes tenus de garder, en signe d’obéissance aux Paroles du Créateur, car Il déclare ceci :
« Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation ;
Vous ne ferez aucune œuvre servile, c’est une loi perpétuelle pour vos descendants dans tous les lieux où vous
habiterez. »
Lévitique 23 : 21
C’est pour cette raison, que nous continuons dans la Communauté Juive Internationale du Cameroun de garder cette
fête de L’Eternel, et de la vivre pleinement.
Cependant, compte tenu du fait que nous n’avons pas d’autel, ni de souverain sacrificateur, et étant dans la
diaspora, nous ne sommes pas tenus de sacrifier des animaux mentionnés dans ce même chapitre de Lévitique 23, car ce rôle revient aux Lévites et au Temple.
L’une des raisons pour lesquelles nous continuons à garder cette fête, se justifie par le fait que les disciples
de Yeshoua Hamachiah, ont continué après Sa mort d’observer cette fête, sous sa recommandation, comme Lui-même l’avait fait de Son vivant.
C’est lors de cette célébration de la fête de Shavouot ou Pentecôte, que
Le Saint-Esprit fut déversé sur les disciples, qui se mirent à parler en langues alors que la foule venue de
tous les pays, pour cette célébration entendait chacun dans sa propre langue maternelle.
(Actes 2)
C’est donc en observant la Torah, que les disciples reçurent
le Saint-Esprit ce jour là.
Et ceux qui se réclament pentecôtistes, devraient se souvenir que c’est une fête que Le Seigneur a institué à
perpétuité, pour ceux qui veulent recevoir un esprit qui découle du Saint Trône Céleste et non des inventions hallucinantes des hommes.
Alors que nous nous approchons de Shavouot, demandons dans nos prières, l’effusion du Saint-Esprit et la
soumission aux commandements de D.ieu pour une vie spirituelle, exempte de toute duplicité.
Ma prière, est que Le Seigneur grave Sa Torah dans nos cœurs et que nos vies soient désormais un miroir de la
Sainteté de D.ieu.
Bonne fête de Shavouot !
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