Jeudi 9 juillet 2009
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Très joyeux
Shalom,
Une fois de plus, c'est à la fois un plaisir et un privilège de partager à nouveau avec vous ce nouvel article.
Il y a de cela une vingtaine d'années, qu'au retour du collège, j'aperçus devant la cour de mon voisin, une magnifique mangue posée sur un plateau.
Elle était tellement belle et attirante, que personne ne pouvait passer sans jeter un coup d'oeil.
Cette mangue, ma voisine l'avait ramenée de sa plantation et pour des raisons financières, avait décidé de la vendre.
Après m'être acquitté du prix auprès de cette dernière, je courus dans ma chambre prendre toutes mes petites économies que j'avais jalousement caché dans un coin, pour rentrer en possession de ce
fruit spécial.
Au lieu de la manger, je fis de cette mangue un objet de décoration sur ma petite tablette de chambre.
A plusieurs reprises, mes visiteurs voulurent la racheter au double du prix, mais je l'aimais tellement, que je trouvais anormal qu'elle soit consommée.

Au bout de quelques jours, je fus ému de pitié pour cette mangue car elle avait pourri.
Ma tristesse fut tellement grande, qu'au lieu de la jeter dans une poubelle, je pris la décision de l'enterrer dans mon petit jardin.
Comme d'habitude, un matin, je me rendis dans mon potager pour assurer l'entretien et je fus émerveillé de voir pousser à l'endroit où même j'avais "inhumé ma jolie mangue", une plante sortie de
terre.
Ma joie fut tellement grande que je me rendais trois fois par jour à cet endroit pour m'assurer du bien-être de
"mon trésor".
Dans ma naïveté, je me rendis chez la vendeuse pour l'informer que la mangue que je lui avais acheté était en train de devenir un manguier.
Ceci lui déplut fort bien, et elle me répondit qu'elle m'avait vendu une mangue et non un manguier.
Je fus attristé par sa jalousie, et je regrettais mon ignorance.
J'avais raison de regretter, parce qu'au petit matin, je me rendis au jardin et constata avec amertume, que le manguier qui avait déjà atteint la hauteur de deux mètres, avait été coupé à son
tronc.
Je ne pus m'empêcher de pleurer comme si j'avais perdu quelqu'un, à cause de l'attachement que j'avais eu pour le fruit qui était devenu une belle plante.
Après avoir réfléchi, je pris la résolution d'entourer ce tronc d'une haie et de continuer à l'emmonder et l'arroser plusieurs fois par jour.
Cet arbuste survécut grâce à la providence et à mes bons soins.
Au bout de la troisième année, je vis des fleurs bourgeonner, des insectes survoler et s'installer sur les fleurs qu'avaient produit le manguier.

Je compris que dans quatre ou cinq mois, je pouvais avoir à nouveau entre mes mains, non pas seulement un fruit, mais plusieurs fruits identiques à celui que j'avais acheté sur ce beau
plateau.
Les premiers fruits furent tellement abondants, beaux, et attirants que tous les habitants du quartier et même des passants avaient fait de cela un spectacle au quotidien.
Ce manguier était devenu tellement haut, solide et spacieux, que les oiseaux du ciel, ainsi que les visiteurs qui étaient fatigués, trouvaient en lui, un abri.
Le premier fruit que je pris soin d'apporter au pasteur de mon église, comme prémice, pesait deux kilos, et était deux fois plus magnifique que celui que j'avais jadis acquis sur le plateau.
Les fruits devinrent mûrs et après avoir procédé à ma première récolte, je laissais le soin à tous ceux qui passaient de ramasser les fruits qui tombaient de cet arbre, afin que toutes personnes
bénéficient de cette bénédiction de D.ieu y compris les jaloux.
Après mon départ du quartier, cet arbre continua d'être la propriété des affamés, car il était placé tout près de la route.
Ce manguier existe encore jusqu'à aujourd'hui, malgré que ses fruits sont devenus peu abondants et restent le symbole d'unité et de fraternité dans mon quartier.
Comme ce manguier, le Seigneur nous aime et prend soin de nous.
Il nous arrose de Sa grâce et de son amour, à chaque instant. Il attend de nous que nous puissions être un abri, un asile, et une demeure pour ceux qu'Il envoie vers nous.
D.ieu attend de nous d'être naturels, humbles, soumis et obéissants, afin de produire en nous des fruits pour nourrir Son peuple.
Si nous demeurons en Lui, et que Son amour demeure en nous, nous ne manquerons de rien, nous ne porterons pas des fruits de nous-mêmes mais ceux que nous produiront viendront de Lui.
Un arbre ne peut de lui-même porter des fruits.
Nous n'attendrons pas de voir les fruits d'un arbre pour lui donner un nom, mais il est d'abord ce qu'il est, et le fait de porter des fruits n'est que la conséquence de Sa nature.
Le Seigneur nous dit dans le livre de Jean, chapitre 15, verset 6 :
"Je suis le cep, vous êtes les sarments.
Celui qui demeure en moi,
Et en qui Je demeure, porte beaucoup de fruits,
Car sans moi, vous ne pouvez rien faire.
Si vous demeurez en moi, et que Mes paroles demeurent en vous,
Demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé."
Avec l'espoir que cette histoire vraie a réchauffé vos coeurs, mon souhait et que nous puissions bénéficier
de Notre Seigneur, de tous les soins et toutes les protections dont nous avons besoin pour notre survie.
Soyons indifférents de toutes les jalousies, de tous les murmures, de toutes calomnies ou médisances dont nous sommes victimes et préoccupons nous de pratiquer l'amour envers D.ieu et notre
prochain.
En agissant ainsi, nous serons comme ce manguier qui continue de bénir même ceux qui ont attenté à sa vie.
Soyez bénis chers amis, et que l'esprit de jalousie qui nous anime le plus souvent laisse place aux encouragements, et à la croissance spirituelle, à l'instar de ce manguier.
©Phildesion
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